2014/05/31

'Pour Jean Oury « Mais un sourire d’un schizophrène, comment vous l’évaluez ? »





 Ainsi le voilà parti !
On devait bien s’y attendre, cela allait arriver un jour ou l’autre, avec les quelques alertes au cours des dernières années. Il s’est éteint la nuit dernière à la Borde.
Nous laissant dans la tristesse de la perte.
Jean Oury, ce grand Monsieur aura marqué la psychiatrie française depuis plus de 60 ans, et nous laisse une oeuvre immense et un modèle de praticien, de penseur infatigable.


Lui qui se présentait toujours comme psychiatre, rappelait la parole de François Tosquelles, « La psychothérapie institutionnelle n’existe pas, c’est l’analyse institutionnelle qu’il faut sans cesse mettre au travail », nous rappelant toujours l’importance DU Politique.



Dans le droit fil de l’enseignement de Tosquelles qu’il avait connu comme interne en 1947 à Saint Alban, cet asile au fin fond de la Lozère, au bord de la Limagnole, il rappelait qu’en psychiatrie, il fallait marcher sur deux jambes, la psychanalyse et le marxisme.


De Saint Alban, cet hôpital où pendant les années de l’occupation et de la résistance, François Tosquelles avait jeté les bases de la pratique institutionnelle, rejoint par Lucien Bonnafé, puis Roger Gentis, il était parti après son internat vers le Loir et Cher, à la Clinique de Saumery. Il fallait l’entendre raconter comment il en est parti, en opposition avec le directeur, emmenant les patients dont il s’occupait, pour trouver un petit château et ainsi il a fondé la Clinique de La Borde.



Ce lieu thérapeutique, que Félix Guattari a rejoint en 1955, allait devenir une référence institutionnelle pour toutes celles et ceux qui ne pouvaient concevoir l’accueil de la folie que dans un cadre humain et respectueux, un lieu où la parole et la rencontre sont l’essentiel du soin aux malades mentaux. Mais aussi où les initiatives, autour de la création sont tout autant importantes que les médicaments et la psychothérapie référencée à la psychanalyse. Un lieu où les patients sont engagés dans la vie institutionnelle et le partage des tâches. Bien sûr ce lieu, comme tout lieu institutionnel, fut objet de critiques, de débats. Il n’en reste pas moins un lieu de résistance à l’entreprise normative des soins en psychiatrie.




Jean Oury déployait son enseignement, ou plutôt devrai-je dire sa parole, son discours dans de multiples rencontres, journées, colloques, mais aussi dans le cadre de son séminaire à Sainte Anne, qu’il a tenu tous les mercredis jusqu’à tout récemment encore.





Il savait ce que l’engagement voulait dire. Il nous l’a montré. Au cours des dernières années, il avait apporté son soutien au Collectif des 39, indigné, révolté après le discours indigne de Nicolas Sarkozy en décembre 2008, qui désignait les schizophrènes comme potentiellement criminels. Il était intervenu dès le premier meeting des 39 à Montreuil en février 2009, soutenant toutes les initiatives du collectif, prenant à nouveau la parole à la tribune lors des Assises citoyennes pour la psychiatrie et le médico- social organisées en juin 2013 à Villejuif par les 39 et les C.E.M.E.A ( Centre d’Entraînement aux Méthodes d’Education Active).




Il m’a appris la simplicité de la parole, donnant le sentiment rare à son auditoire que nous pouvions être intelligent en l’écoutant ! Chose rare et essentielle. Il maniait si bien toutes les références philosophiques, psychiatriques et psychanalytiques, que c’était un vrai régal de l’écouter. Une belle et grande érudition énoncée, si tranquillement !



L’écouter donnait envie d’élargir le champ de la connaissance, pas du Savoir. LE Savoir il le laissait à d’autres qui comme la confiture aiment bien en étaler des tartines …



La transmission avec lui coulait de source, et même s’il s’emportait parfois contre les technocrates certificateurs c’était toujours avec humour et malice.


Oui il avait un côté malicieux que j’aimais beaucoup. Sa façon de dire « avec toutes leurs conneries… » !


Et sa grande humanité :
« Mais un sourire d’un schizophrène, comment vous l’évaluez ? »



Paul Machto



2014/04/19

A world



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A world where one thing is worth no more than another; where every existential singularity is methodologically devalued; where in particular, the affects of contingency, relative to old age, illness, madness, are emptied of their existential stigmata and become mere abstract parameters, managed by a network of welfare support services — everything bathed in an ineffable but omnipresent atmosphere of anxiety and unconscious guilt.


--------------------------- Schizoanalytic Cartographies p214

2014/03/22

Ensemble ANATA at "BODY WITHOUT ORGANS no. 1"

Digital Seungmu-The Body without Organs

the organism



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Dismantling the organism has never meant killing yourself, but rather opening the body to connections that presuppose an entire assemblage, circuits, conjunctions, levels and thresholds, passages and distributions of intensity, and territories and deterritorialization measured with the craft of a surveyor.




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2014/02/28

The Stripper brought ‘down’ by her eyes

The Stripper brought ‘down’ by her eyes?

image
in this friendly look the gaze of  the viewer is ‘sucked’ in by a question: what is the relation of substance and the difference  holding its own against generic definition, but delay and delayed gratifictation produces strains of resubjectification of personism and the deterritorialization of the ‘sujet’ leads to flatter lies about objectivity. ie, the surface of a photo: the pretenses of 19 c portraiture have collapsed as the living being ‘contained’ in the frame restructures its escape to lines of flight”
The Stripper disclosed as mutant subjectities
Guattari in conversation with the editor.

 Felix Guattari in a weird conversation with this editor
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2014/01/13

Amiri Baraka (1934-2014): Poet-Playwright-Activist Shaped Revolutionary Politics, Black Culture

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NERMEEN SHAIKH: —how other leaders in the black community responded to him?

LARRY HAMM: Well, first of all, it’s important for people to understand that Baraka did not make this change suddenly. First and foremost, Baraka pointed young people like me to Africa and to African leaders, revolutionary leaders like Kwame Nkrumah, like Amílcar Cabral in Guinea-Bissau, like Samora Machel in Mozambique, like Mwalimu Julius Nyerere in Tanzania. You cannot read these people and not eventually move to the left, because many of them either call themselves socialists, Marxists or Marxist-Leninists. So, Baraka and the members of the Committee for a Unified Newark, members of the Congress of African People, were studying these people. So, for me, from an intellectual point of view, it’s almost inevitable that they would move in that direction. And early on, I can remember, you know, Baraka followed a brand of black nationalism called Kawaida. But I can remember when the poster came out that condensed Kawaida down to the three cutting edges: black nationalism, pan-Africanism and revolutionary socialism. And that was as early as 1972, I believe.

KOMOZI WOODARD: He was way ahead. He was way ahead.



_________________________________ Catch up O you molecular song________'the great white stomach     which yet rules  and tries to digest the world'_____Amiri Baraka  ______ _________________________________Poetry is a way of Life. Amiri lived that life the way he saw fit ~ many readers/ auditors and fit ~ _______________________________________

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2013/12/27

Stop Watching Us:

StopWatching.us is a coalition of more than 100 public advocacy organizations and companies from across the political spectrum. Join the movement at https://rally.stopwatching.us. This video harnesses the voices of celebrities, activists, legal experts, and other prominent figures in speaking out against mass surveillance by the NSA. Please share widely to help us spread the message that we will not stand for the dragnet surveillance of our communications. The Electronic Frontier Foundation (EFF) is a nonprofit civil liberties law and advocacy center that has been fighting the NSA's unconstitutional spying for years. Learn more at https://www.eff.org/

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..untold history...stalin .. soviet union...


 Peter Kuznick (co-author with Oliver Stone of Showtime's Untold History of the United States): Dealing with the role of the Soviet Union in WWII was the most sensitive and complicated issue faced by the series







2013/11/24

Bonjour à tous et toutes,


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 Bonjour à tous et toutes,

J'ai le plaisir de vous inviter
à notre soirée de présentation
du n°80 de la revue Chimères

"Squizodrame et schizo-scènes"
que j'ai coordonné
avec Anne Querrien et Flore Garcin-Marrou

samedi 30 novembre à la Bellevilloise

de 19h à 22h30 :
lectures - performances - projections - discussion
en compagnie des auteurs et artistes qui y ont participéla Bellevilloise - salle du Forum
19-21 rue Boyer Paris 20° - métro Ménilmontant
bar et restauration légère sur place

Pour la revue Chimères,
Marco Candore
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2013/11/12

therests


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there's nothing worse than the neurotics of 'creativity' that , those that, without wanting to be bad  ,, haunt the community   or haunt,  or hang on   and out at the nervous edge of the imaginative ... these are the literal aliens whose creationcapaacity's been swlamped by the .
  harsh critical machine of the paranoids  . those that them from the other fanet.


----------------what cacophony rings at their ears~ heralds to the death sound~


_______________What hooey~ and malarkey~

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