2012/09/15

'les mots mots momo de NiJInSky

« Le stylo qui me sert à écrire est un cadeau de Noël donné par ma femme. »



 « J’écris parce que Dieu le veut. » « Je préférerais que mes écrits soient photographiés plutôt qu’imprimés, car la typographie n’a rien à voir avec l’écriture. 




Écrire à la main c’est bien. Ça donne une impression de vie et le caractère ressort. » « En même temps que j’écris je peux penser à autre chose. »


 « Ma femme a peur que je n’écrive des choses inexcusables. Je ris en la voyant pleurer car je sais bien ce que ça signifie. Je voudrais la consoler, mais ma main n’arrête pas d’écrire. Ma femme regarde sous mes doigts et lit ce que j’écris. J’ai bien envie de lui dire que si elle veut le lire avant tout le monde elle n’a qu’à apprendre le russe. 

Mais comme en réalité je n’ai pas envie de faire lire ce que j’ai écrit, je n’ai pas envie qu’elle apprenne le russe. Je n’ai envie de le faire lire à personne avant les autres. Je vais peut-être publier ce livre tout de suite. » 




Les mots et Nijinsky

C’était comme si quelque chose avait tenté de me lacérer l’âme, sans y réussir.

Tolstoï, Journal d’un Fou.
1.
Vie, mort, sentiments. Le journal que Nijinsky a écrit, en pleine migration vers le « pays de la folie », se compose de trois chapitres portant ces titres. Comme si rien n’était important pour lui en dehors de ces trois thèmes. 


Dans son journal sont bien sûr gravées avec netteté les tranches d’univers variées qu’il a traversées en qualité de danseur unique au monde, en qualité aussi de danseur dépossédé de sa danse par la guerre et la politique.
videoMais ces tranches d’univers composent, comme autant de fragments flottants, l’univers du journal, pour converger finalement vers la vie, la mort, les sentiments. La vie, la mort, les sentiments sont les seules unités, les seuls sujets de sa pensée. Il dit écrire ce journal pour expliquer ce qu’est le « sentiment ».



 Le sentiment est principe de vie en tant qu’il constitue la différence entre la vie et la mort, c’est l’équivalent de l’affect spinozien. Écrire est toujours un acte adressé au sentiment. « Comprenez que quand j’écris, je ne pense pas. – Je sens. »


L’écriture de Nijinsky est réduite au strict minimum. 



                                                         Elle n’est ni simpliste ni naïve. En lui l’esprit a vécu l’instant qui s’approche d’une certaine valeur minima (l’appeler valeur maxima revient bien sûr au même).                                                             >Il faut essayer de penser une valeur-seuil de la relation, du sens, de la représentation. « Je » diminue à mesure qu’il approche de cette valeur-seuil. Il écrit aux confins de la valeur-seuil. 



relation, du sens, de la représentation. « Je » diminue à mesure qu’il approche de cette valeur-seuil. Il écrit aux confins de la valeur-seuil. 


Il faut essayer de penser une valeur-seuil de la relation, du sens, de la représentation. 



Il faut essayer de penser une valeur-seuil de la relation, du sens, de la représentation. « Je » diminue à mesure qu’il approche de cette valeur-seuil. Il écrit aux confins de la valeur-seuil. Il faut essayer de penser une valeur-seuil de la relation, du sens, de la représentation


« Je » diminue à mesure qu’il approche de cette valeur-seuil. Il écrit aux confins de la valeur-seuil. 
La grammaire est portée à son seuil, l’identité prolifère presque sans limite. Contestation est faite à la grammaire comme au sens.



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