2014/09/22

schizoanalysis why not?

Les « schizoanalyses », pourquoi pas ?


« LE TITRE DE CHIMERES OUVRE UNE PORTE à tous les délires, les fantasmes, les errances, les quêtes ou les expériences. Le terme de « schizoanalyses » pourrait, selon certains, la refermer aussitôt sur un dogme.
D’aucuns nous voient marcher, en rangs serrés, autour de quelques schizophrènes choisis, hérauts des temps futurs, oracles ou devins, sous le regard bienveillant des célèbres « duettistes » de l’Anti-OEdipe et de Mille plateaux.
D’autres nous situent déjà comme la dernière colonie psychanalytique développée en marge de l’empire lacanien, avec une prédilection marquée pour la schizophrénie, le « collectif » et 1’« institution ».
D’autres encore, philologues, nous font remarquer que les « schizoanalyses » font redondance, coupent et recoupent, taillent et retaillent, refendent la fente, et nous entraînent au bord d’un gouffre vertigineux.
Enfin viennent ceux qui voient dans le terme contesté l’étendard hermétique d’une coalition floue, mais proliférante, qui mêle trop souvent les torchons et les serviettes, l’inconscient et l’économie politique, le cinéma et le rêve, le krach boursier et la dépression atypique ; tout cela s’accompagnant d’une sorte d’agitation moléculaire, de poussées alternatives dispersées, d’activités utopiques ou « chimériques » diverses, aussi multicolores que l’arc-en-ciel.
Ces remarques et critiques, nous en ferons l’aveu, sont pertinentes ; elles circulent
d’ailleurs parmi nous et alimentent nos débats. [...] »


  Jean OURY et Patrick CHEMLA, La psychothérapie institutionnelle, le collectif, le commun from UTO PSYS on Vimeo.


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